Bayonne (15/08/2018) : A Paco Ureña l'unique oreille...

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©Philippe Latour
©Philippe Latour
L'adage populaire dit qu'on ne fera pas boire un ane qui n'a pas soif.

On aurait pû ce soir l'appliquer aux Bañuelos et leur volonté de charger.

Petits , râblés et bien armés ils présentèrent tous dès leur sortie des signes de manque de race évident qui se confirmèrent au fil de leurs péléas respectives.

Dans ce cadre , difficile pour les hommes en piste de tirer leur épingle du jeu.

Seul Paco Ureña réussit à couper un pavillon qui récompensa l'effort fait au 5ème et une bonne épée.

Juan Bautista.

Il est sûrement difficile après une encerrona de se remobiliser immédiatement, surtout quand l'adversité taurine est de piètre qualité.

L'arlésien aura l'occasion d'obtenir sa revanche pour son retour programmé début septembre dans cette arène.

Au premier distrait et brusque dans la capote, il essaiera pourtant de faire rompre l'animal qui ne se livrera jamais ni aux piques ni dans les plis de la muleta.

Très rapidement après les premiers essais droitiers, le toro va aller dans le terrain des barrières d'où Jean Baptiste ne pourra le déloger.

Dans ce terrain réduit il arrachera deux séries avant que le Bañuelos finisse par s'enfuir vers le soleil où il recevra une demi épée suffisante.Saluts.

Le 4ème Silencioso sera reçu par un capote vibrant, chicuelinas et rebolera finale réveillant le public.

Ce sera un bref feu de paille avec un toro qui ne baissera au final jamais le museau.

Après deux premières séries de la droite , Juan Bautista va sur l'autre piton tomber sur un toro qui donne de la tête quand il consent à charger.

Le torero rapidement décide d'abréger.Silence

Paco Ureña.

Avec le deuxième de l'envoi, il aura du mal à oeuvrer au capote, le toro restant fort prudent et avisé.

Ce Bañuelos se desinteressera tout autant des "choses" de la pique , mettant un temps fou à aller à la rencontre du lancier.

Au dernier tiers , il restera brusque et sans classe.

Ureña va patiemment construire sa faena sur le piton droit, les premières séries allant à mas.

Malheureusement, la corne gauche n'a que peu de qualité et l'ensemble va finir par retomber.

Après une entière au deuxième essai, le torero est appelé à saluer.

Avec le cinquième, fuyard et tardo, bis repetitae.

Néanmoins , Ureña dans une longue faena va finir par faire charger passe après passe son adversaire sans renoncer.

Il obtiendra sa récompense en allongeant la charge de l'animal à la fin de la troisième série à tribord.

Prenant par la suite la main gauche, il égrenera les muletazos en obligeant le Bañuelos.

La deuxième partie de la faena sera droitière et comme Ureña place une bonne estocade pour conclure, l'oreille tombe du palco après pétition majoritaire.

Jose Garrido

Le natif d'Olivenza lui aussi a beaucoup tenté mais avec moins de réussite , son toreo ce jour ne touchant pas le publice bayonnais.

Avce le troisième de peu de jeu , il finira par livrer d'estimables derechazos en milieu de faena, mais la corne gauche peu claire et une faena inutilement prolongée ne permettront pas de rencontrer l'adhésion populaire.Saluts après entière tombée rapidement concluante.

Le 6ème bis (le titulaire s'étant brisé la corne à sa sortie) ne dépaillera pas de l'envoi.

Malgré un bon démarrage par statuaires, le travail de Garrido ne va pas décoller , la charge du toro à mi-hauteur ne permettant des muletazos dominateurs.

Deux épées et un descabello auront raison de l'animal et mettront un terme à cette tarde grise.

 

Bayonne 15 août

Corrida goyesque

Beau temps , 2/3 d'arènes

6 Bañuelos (le 6ème remplacé par un sobrero du même fer)

12 piques -cavalerie Heyral-

Juan Bautista saluts/silence

Paco Ureña saluts/oreille

Jose Garrido silence/silence


Philippe Latour


Voir le reportage photographique : Philippe Latour