Bayonne (02/09/2018 - tarde) : triomphe de Daniel Luque, blessure de Roman...

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©Philippe Latour
©Philippe Latour
La clôture bayonnaise a donné lieu une nouvelle fois dans ce cycle de la feria de l’atlantique à un transport à l’infirmerie d’un des toreros. Au dernier, Roman trébuchant devant le toro lors d’une mise en suerte au picador, s’est retrouvé à la merci des cornes et a été pris vilainement par le toro de La Quinta qui le fit voltiger dans les airs tel un vulgaire ballot de paille.

Blessé aux deux mollets, il fut transporté après les premiers soins dans le centre hospitalier le plus proches pour exploration plus en profondeur des blessures.
Cette corrida fut marquée par ailleurs par le triomphe de Daniel Luque après une formidable faena réalisée face au 2ème exemplaire de l’envoi Bellotero qui fut gratifié d’une vuelta posthume.
Juan Bautista repartit à vide non sans avoir notamment au toro qu’il tua en lieu et place de Roman fait preuve de professionnalisme.

Juan Bautista
L’arlésien dut affronter un premier adversaire noble mais manquant d’allant.
Il le reçut avec beaucoup de style dans ses véroniques au capote, et se montra à son avantage dans un quite par chicuelina.
Très vite il va prendre la mesure du La Quinta, et servir une faena essentiellement droitière (y compris sans l’épée factice) qui s’adapta à la charge à mi-hauteur de l’animal. Demi épée portée au recibir. Descabello.
Bis repetitae avec le 4ème.Le final par naturelle pieds joints termina de la meilleure des manières la faena.
Jean-Baptiste tente à nouveau un recibir mais l’épée placée est défectueuse.Decabello. Silence.
Au dernier, un toro avisé et au danger sourd, la technique de l’arlésien lui permit de s’en sortir sans dommage et de proposer une faena maitrisée de bout en bout. Entière suivie d’un descabello.
Pétition sonore, et refus de la présidence de concéder le trophée. Saluts de despedida.

Daniel Luque
Actuellement en pleine « racha », l’andalou d’entrée de jeu marqua les esprits avec une réception par véroniques mains basses dont il a le secret.
Au quite, la nouvelle série de véroniques auraient fait lever Séville
Le toro n’est pas en reste et fait preuve d’une belle combativité dans les trois contacts avec le groupe équestre. ;
D’entrée de faena, l’animal s’engouffre dans la muleta inspirée de Luque.
Sens du rythme, temple, style seront les maitres mots de son travail.
Le La Quinta, va répéter inlassablement ses charges et trouver dans les passes données un terrain pour exprimer pleinement ses qualités.
Après une entière, les deux oreilles tombent du palco, tandis que le toro fait une vuelta posthume.
Au cinquième, de tout autre calibre et qui mettra la cuadrilla en déroute aux banderilles, le natif de Gerena proposa une faena très technique dans laquelle il s’employa à régler toutes les scories de son adversaire pour terminer par les deux meilleures séries (une de chaque main) démontrant la portée de son travail.
La conclusion aux acers laborieuse ne permit pas de couper l’oreille mais de recueillir seulement l’ovation au tiers.

Roman ,
Après une réception décidé du valencien , le 3ème La Quinta donna du spectacle dans une pelea de trois piques poussées. A la muleta, dans une faena longue, Roman finit par mieux se centrer au fil du temps.
Volontaire et décidé, sa faena ambidextre va a mas.
La conclusion épée en main n’est pas des meilleures, saluts.
Blessé au 6ème.

Bayonne clôture
2/3 d’arènes
6 La Quinta
14 piques -cavalerie Heyral

Juan Bautista saluts /silence(avis)/saluts
Daniel Luque 2 oreilles/saluts
Roman saluts : blessé
Ont salué Juan Contreras et Antonio Ronquillo ont salué aux banderilles

Philippe Latour

Voir le reportage photographique : Philippe Latour