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Arnedo (29/09/2018) : Vuelta pour Adrien Salenc...

©Philippe Latour
©Philippe Latour
Cette deuxième novillada du cycle du zapato de oro, a été de meilleure qualité que l'inaugurale. Pourtant les Baltasar Iban monopiqués, n'ont pas toujours donné des signes de grande bravoure et de race mais au moins deux d'entre eux (2 et 5) donnèrent du jeu et auraient pu repartir au moins partiellement désoreillés.

Côté torero, plus expérimenté et avec beaucoup plus de métier que ses collègues de cartel, Adrien Salenc a pris le dessus.

Adrien Salenc
Bien reçu au capote le premier novillo après une bonne pique se donne une vuelta de campana qui l'affecte. Cette désormais faiblesse va le handicaper. Adrien construit patiemment sa faena. Il arrive dans la deuxième moitié de son travail à obtenir quelques meilleures charges à tribord et donne des gauchères de bonne facture. Il abat l'Iban d'une entière efficace. Saluts.
Le quatrième est violent au capote. L’unique pique est surdosée semble t'il et le novillo accuse le coup. Intelligemment le natif de Nîmes donne de la distance et torée avec douceur. Le novillo s'oxygène et se laisse emmener dans des séries des deux bords plaisantes et pleines de maturité. L'Iban a du mal à tenir la distance, le final est encimiste. L’oreille est à portée de l'épée mais trois pinchazos précèdent l'entière. Vuelta.

Angel Tellez
Le madrilène est passé à côté de l'occasion de triompher en tombant sur le meilleur lot du jour (chacun de ses adversaires repartant sous
l'ovation). Son premier arrive au dernier tiers avec une charge vibrante. Après l'avoir bien doublé par le bas, Tellez met du temps à s'accorder avec le novillo. Il finit par trouver le rythme notamment à gauche même si l'ensemble manque de maîtrise et de dominio. Il salue après une entière en arrière et un descabello.
Le cinquième est réservé dans le capote. Il s'avère un bon collaborateur au dernier tiers. Là encore Tellez met quelques séries à se régler. Il finit par trouver le sitio sur la main gauche et donne de bonnes naturelles. Le novillo rompt et accepte les dernières séries à droite et les circulaires terminales. La fin aux aciers sera compliquée et réduit à néant le travail effectué. Silence.

Alfonso Ortiz
Le jeune madrilène a connu une journée bien grise en montrant ses limites actuelles. Il se montra méfiant avec son premier Baltasar dès la réception à la cape. Ce doute ne le quittera ni à la muleta, ni à l'épée. Silence.
Au dernier, la copie ne sera pas vraiment meilleure. Ortiz sur son début de faena va se centrer sur ses deux premières séries avant que le novillo se décomposant, le reste de son travail verse dans le brouillon. Bajonazo final. Silence.

 

Arènes d’Arnedo
1/3 d'arènes
6 Baltasar Iban
6 Piques
Adrien Salenc Saluts/Vuelta
Angel Tellez Saluts(avis)/Silence(avis)
Alfonso Ortiz Silence/Silence

Philippe Latour


Voir le reportage photographique : Philippe Latour