• 1

Tarascon (30/06/2013) : Francisco Jose Espada ouvre la Puerta Grande après avoir coupé les deux oreilles d'un San Sebastian de vuelta

Photo : ElTico
Photo : ElTico
La toute jeune ganaderia San Sebastian a donc réussi sa présentation en novillada piquée, un de ses exemplaires, « Superior » le bien nommé, se voyant même primé d'une vuelta al ruedo posthume. Certes, tout ne fut pas parfait. Certains novillos se révélèrent justes de force (1 et 6) ou exigeants (2) pour de jeunes toreros. Mais dans l'ensemble, l'impression laissée par l'encierro en provenance des terres héraultaises de Fontanès restera positive et fait honneur à l'élevage de toros brave français. Du reste, cette course comptait pour le concours Toros de France 2013... Il faudra aussi compter avec San Sebastian...

Côté toreros, le jeune Francisco José Espada suivi de près par le MaestroCesar Jimenez a décroché la timbale en même temps que le sorteo lui attribuait « Superior ». Encore fallait-il se hisser au niveau de cet excellent adversaire. Ce que le natif de Fuenlabrada (lui aussi...) a su faire, quoique lui manquant à certains moments de respect, ce que « Superior » lui fit payer cash... Sans conséquence fâcheuse.

Fernando Rey s'est installé dès les premiers lances de capote dans un registre guerrier que ne réclamaient peut-être pas ses deux novillos du jour. Quant à Dorian Dejean, il a marqué ses limites actuelles, les contrats ne se faisant pas nombreux et a peiné à s'imposer malgré un sorteo assez favorable, son premier San Sebastian méritant certainement d'être mieux vu.

Enfin, s'il en est un qui n'a pas vu la course dans les arènes mais qui, de là où il se trouve, doit apprécier le succès de ses copains Gilles, François et Matthieu, c'est le regretté Daniel Gimenez qui a partagé la minute de silence donnée au paseo avec Fritero.

Laurent Deloye ElTico

 

La chronique d'Anthony Pagano

Fernando Rey hérita d'un premier novillo juste de force mais possédant de la noblesse, face auquel il montra de la technique sans réussir toutefois à construire de faena. Le novillo répétait avec envie dans la muleta mais fut de plus en plus arrêté. Fernando le tua d'une entière en place au premier envoi. Après une erreur d'enchiqueramiento, il toréa en troisième position un novillo qui s'employa bien sur la deuxième pique en venant de loin avec force et montrant une pointe de bravoure sous le fer. Le novillo fut d'emblée noble mais le novillero ne trouva pas tout de suite la bonne distance et le bon rythme. Il ne réussit à s'accorder avec son novillo qu'en deuxième partie de combat et donna alors de bonnes séries sur les deux cornes. Ce novillo possédait noblesse et alegria dans la charge, que le novillero eut du mal à exploiter. Son échec à la mort le priva de trophée.

Francisco José Espada dut composer avec le second novillo, exigeant et donnant des coups de tête dans la muleta. Le protégé de César Jimenez fut mis à l'épreuve mais ne baissa pas les bras et réussit à canaliser le novillo, sans pouvoir construire de faena. Il montra détermination et envie. Il tua d'une entière basse tendida après pinchazos. Il brinda sa deuxième faena au public et entama par doblones allurés. Il servit ensuite une bonne faena entamée sur la corne droite. Il montra une tauromachie fine et technique en gagnant de plus en plus de terrain sur le novillo allant jusqu'à l'accrochage, heureusement sans conséquence. Le novillo fut noble et répéta avec classe dans la muleta avec rythme, envie et franchise. Espada conclut sa belle prestation d'une entière en place et coupa deux oreilles. Le novillo fut primé d'une vuelta al ruedo posthume pour ses qualités.

Dorian Dejean montra des détails capote en mains face au quatrième de l'après midi et brinda sa faena au public. Lors de la faena, il peina à imposer un rythme avec un novillo noble et fixe mais demandant de la technique. Dorian resta au dessous des options proposées par le novillo mais montra son envie, chose importante dans la catégorie des novilleros. Il tua le novillo d'une entière tombée efficace. Face au dernier de la course, qui comme tous les autres fut mal piqué, il donna une faena manquant de transmission. Le San Sebastian juste de forces et de plus en plus arrêté ne permit pas à Dorian de construire de faena. Il bafouilla épée en main, silence.

Fiche technique :

Six novillos de la Ganaderia "San Sebastian" propriété de Gilles et Matthieu Vangelisti. Les novillos tous très bien présentés et armés, tous nobles mais certains justes de force (1 et 6); aucun ne s'illustra sous le fer mis à part le troisième. Meilleur le cinquième.

Dimanche 30 Juin 2013.

Entrée :3/4.

Temps : beau avec vent.

Durée de la course : 2h05.

Rencontres avec la cavalerie de Philippe Heyral : 9.

A noter :

- La ganaderia effectuait sa présentation en novillada avec picadors.

-Les trois novilleros se présentaient à Tarascon.

-A l'issue du paséo une minute de silence a été observée en la mémoire de Daniel Gimenez qui fut le premier mayoral de la ganaderia et André Floutie "Fritero".

- La novillada comptait pour le concours "Toros de France".

- Le cinquième novillo, nommé "Superior" portant le numéro 2 fut primé d'une vuelta posthume.

- Tous les novillos n'ont pas été mis en valeur au cheval, faute à certains picadors peu impliqués.

Fernando Rey (Vermillon et or) : Silence / Saluts.

Francisco José Espada (Bordeaux et or) :Silence / 2 Oreilles.

Dorian Dejean (Vert et noir souligné de blanc) :Silence / Silence.

Anthony Pagano

 

Voir le reportage photographique : ElTico