Arles (03/09/2016) : Baptiste Cissé triomphateur de la novillada sans picadors...

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@Grégory Boyer
@Grégory Boyer
Quel dommage que de voir si peu de monde dans les gradins des arènes d’Arles pour la novillada sans picadors organisée samedi soir par l’ACCM et l’école taurine d’Arles. Il est vrai que l’heure ne s’y prêtait pas vraiment mais le temps estival était au rendez-vous pour une sortie sympathique dans l’amphithéâtre romain.

Six becerros de Pagès-Mailhan et de Tardieu étaient au rendez-vous.

 

Sergio Roldan d’Almeria a ouvert les débats face à un très bon novillo de Pagès Mailhan qui n’aura eu qu’un seul défaut, celui de chercher un peu les planches en fin de faena. Une faena propre du jeune homme qui restera cela-dit en dessous de l’évènement, ne transmettant jamais vraiment aux gradins, restés de marbre. Saluts après deux avis, après une mort laborieuse.


Juan José Romera hérita du premier becerro des frères Tardieu. Un animal qui s’est laissé faire tout au long de la lidia. Le jeune torero de Granada aura lui aussi beaucoup de mal à transmettre de l’émotion aux gradins malgré les bonnes dispositions de l’animal. Un pinchazo, une demie et saluts.


Le biterrois Carlos Olsina connaît une saison importante et pleine de succès. C’est certainement la raison pour laquelle il donne l’impression d’être très sur de lui au capote. Son novillo de Pagès Mailhan est plus compliqué mais Carlos Olsina parvient à s’imposer au cours d’une faena inégale mais méritoire. Il perd un trophée au descabello.


La première oreille de la soirée sera coupée par le novillero Nîmois El Rafi à un novillo de Pagès-Mailhan. Le jeune homme banderille et met de l’alegria, ce qui manquait depuis le début de la soirée. Le novillo bouge mais pose des problèmes au jeune torero qui est très préparé et n’a aucun mal à user de recours techniques pour pouvoir se relâcher en fin de faena et donner des muletazos pleins de toreria. Une entière et oreille.


Le triomphateur de la novillada aura été le novillero du sud ouest Baptiste Cissé. Baptiste à eu la chance de tomber sur un excellent becerro des frères Tardieu, noble à souhait, qui n’a jamais eu de cesse de répéter dans la muleta du torero et qui sera très justement récompensé d’une vuelta al ruedo posthume. Faena de haut niveau pour un très joli moment aux sons de « The Mission ». Une très grande épée fait très logiquement tomber les deux oreilles du palco.


Vincente Pérez de l’école taurine d’Arles n’aura pas la même chance. Son becerro a des allures de cabestro. Le becerro ne se laisse pas vraiment toréer et sème la panique en piste. Le jeune homme est obligé d’abréger. Chose qu’il fera bien car il laissera une bonne épée avec beaucoup de mérite.

 

Grégory Boyer