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Mont-de-Marsan (21/07/2013) : vuelta de "Cantatero"

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Photo : Roland Costedoat
Photo : Roland Costedoat
Une bonne dramaturgie exige un bon début, certes mais surtout une bonne fin. La course du jour a marché à l'envers on a débuté par le meilleur et la suite a été un ton en dessous avec ses intérêts, malgré tout. Le lot du jour était d'une présentation de gala, bien dans le type de cette ganaderia mythique; très armé aussi. Il partit au cheval avec vaillance et prit au total quinze piques, le plus souvent partant de loin et poussant fort sous la cavalerie Bonijol qui s'est distinguée en cette occasion.


Rafaelillo a été le héros du jour. Il s'est imposé devant le tambour major qui ralliait les suffrages. Le Murciano qui avait vu les qualités de l'opposant se lança avec générosité dans la bataille. Il soumit l'animal par le bas et ses muletazos vibrants portèrent sur le public. Il sut transcender le combat et faire de cet affrontement sévère un moment artistique. Malgré une épée sur le côté le public demanda pour lui la seconde oreille que le président lui refusa. Il entendit une grosse bronca. Il refit l'effort au troisième passage. Du courage, cela on ne peut pas lui enlever, mais aussi la volonté de présenter un toreo plus posé, plus serein. Cela porta moins sur les gradins mais son épée, la meilleure de la journée, ôta les réticences. Les peñas entamèrent "l'Ecantada" et le Murciano -sans doute peu porté sur les musiques Gasconnes- fit une double vuelta après une légère pétition. Venu en dernière minute en remplacement de Castaño, Rafaelillo a fait mieux que remplir son contrat.


On attendait beaucoup de Robleño si brillant l'an dernier. Fernando n'eut pas de chance son premier exemplaire tapa durement sur le burladero et laissa de son impact dans ce choc. Le toro qui avait ses qualités baissa d'un ton et ne tint pas ses promesses. L'affrontement n'eut pas cet aspect épique qui soulève les foule. La suite fut à l'identique, les toros n'avaient pas la race nécessaire aux triomphes. Fernando ne put démontrer sa détermination, cette rage qui fait sa réputation. Il eut de bons moments au sixième par exemple, des deux bords de belles séries qui montrèrent que le type ne triche pas mais cela ne monta pas vraiment aux gradins suffocant sous la canicule. Une épée de gendarme au troisième essai le privèrent de tout succès même d'estime.


Ainsi se conclut une féria de La Madeleine exceptionnelle. Avec des spectacles aux goûts différends. Cinq llenos. Des lots tous bien présentés et un triomphateur incontesté: Ivan fandiño.


Pierre Vidal

Mont de Marsan dimanche cinquième de féria. Lleno. Grosse chaleur.
Six toros de Escolar-Gil. Vuelta du premier "Cantatero" numéro: 14.


Rafaelillo en rose et or: une oreille, silence, double vuelta.
Fernando Robleño en Bordeaux et or: silence, silence et silence.


Prix à la cuadrilla de Rafaelillo.

 

Voir le reportage photographique : Roland Costedoat