Ganadería du Lartet: feria del Campo acte 4, le soleil brille sur la génération montante !...

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©Philippe Latour
©Philippe Latour
Enfin l’été! Le Gers a vécu un week-end sous un très beau soleil et c’est par plus de 30 degrés que se déroula l’acte 4 de la « feria del campo » du sud-ouest.

Si la ganaderia du Lartet de la famille Bonnet se trouve à Peyrusses Grande, c’est à Plaisance à 15 kms qu’elle possède un magnifique placita de tienta.
Cent cinquante personnes s’y étaient donné rendez-vous pour assister à cette journée.
Au programme, tienta de deux vaches puis lidia complète de deux novillos par Adrien Salenc et Solalito.
Adrien Salenc est apparu en pleine forme tout au long de la journée.
Avec une tauromachie qui a gagné en maturité il a su s’adapter à la condition de ses deux adversaires.
La première vache est de celle qui nécessite de ne pas reculer.
Si sur le piton droit, elle chargeait sans rechigner c’était bien plus complexe sur la gauche où elle regardait parfois plus le torero que la muleta.
Adrien patiemment construisit une faena dominatrice d’abord droitière puis des deux bords, finissant par s’imposer y compris à bâbord.
Son toro de l’après-midi se montra juste de forces et ne supporta qu’un seul contact avec le cheval.
Le mérite du nîmois fut de redonner confiance à l’animal en commençant sa faena par le haut et instrumentant essentiellement une faena sur la meilleure corne (la droite).
Il put lier les séries et proposer un ensemble enlevé remportant l’adhésion du public.
Il en finit par une lame en biais au second essai avant de faire un tour de piste sous les applaudissements.
C’est en forgeant que l’on devient forgeron !
Solalito manque encore d’expérience et possède moins d’office que son compagnon de cartel du jour. Rien que de plus normal de l’avoir vu moins affirmé dans ses deux prestations.
La seconde vache possédait d’indéniables qualités venant de loin au cheval et répétant sans niaiserie dans la muleta de Solal.
Après avoir bien doublé par le bas, le nîmois commença par des séries droitières de bonne facture.
Moins limpide fut le passage à gauche qui marqua un temps d’arrêt dans la faena. L’animal se mit sur la réserve, Solal eut plus du mal à enchaîner, la seconde partie de l’ouvrage allant de mas a menos.
Avec le novillo qui sortit en dernier, il n’eut pas un adversaire aisé.
Se défendant sous les trois piques administrées, le novillo ne se livra pas non plus dans la flanelle.
Il fallait toquer ferme et donner confiance à un animal qui ne répétait pas ses charges.
C’est donc à base de passes données à l’unité que le torero construisit sa faena.
C’est aussi avec ce genre d’adversaires que l’on parfait sa technique et son apprentissage.
Solalito termina d’une entière au second essai et put recueillir à son tour l’ovation du public.
Une fois encore, une organisation impeccable, un accueil chaleureux et des bénévoles efficaces oeuvrèrent tout au long de la journée pour que cet acte 4 soit une réussite.

Philippe Latour


Voir le reportage photographique : Philippe Latour