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Acte 3 des "mercredi au campo"...

©Daniel Chicot
©Daniel Chicot
Nouveau succès pour l'acte 3 des "mercredi au campo", qui affichait un désormais habituel "no hay billetes", avec une organisation toujours aussi bien huilée.

Au programme du jour, deux vaches et trois toros de Valverde pour un mano a mano franco-espagnol, baptisé "le duo de l'art" , entre Morenito de Aranda et Andy Younes, tous deux arrivés en calèche.

Morenito de Aranda accueillit la première becerra de Valverde par un capote de velours avant que cette dernière ne se fasse mal lors de l'épreuve de la pique, réduisant ainsi ses capacités physiques pour le reste de la lidia. Devant composer avec ce paramètre, l'espagnol dut déployer une muleta douce et à mi hauteur pour extirper le maximum de cette becerra.

La seconde vache, dévolue à Andy Younes, se montra moins intéressée par le groupe équestre que la précédente. Face à une becerra à demi charge et tarda , l'arlésien se montra appliqué, réussissant à extirper quelques passages intéressants.

Morenito salua "Servicioso", initialement prévu pour les arènes d'Istres, par veroniques soignées. Face à Gabin Rehabi, ce sérieux astado prit une unique ration de fer en brave, poussant avec force la monture. A la muleta, ce bicho violent dans ses charges, se montra de moins en moins intéressé par les débats au fil des séries. A base d'abnégation et de technique, l'ibère put s'exprimer, notamment sur la rive droite. Mort en trois assauts.

"Velillo", prévu pour la corrida d'Aignan, fut distrait à son entrée en piste avant de se faire administrer une unique puya. Face à un animal maniable, supérieur sur la rive gauche, Andy ne laissa pas passer l'opportunité de se mettre en évidence. Dans une faena empreinte de maturité, d'intensité croissante, il connut les meilleures moments sur la zurda, dessinant plusieurs tandas de naturelles léchées et parfaitement templées. Mort par entière d'effet rapide.

Un troisième toro de Valverde fut offert à Morenito de Aranda. Le pensionnaire de "Coste Haute" rentra fort dans le caparaçon du lancier lors d'une monopique. Face à un adversaire proposant son lot de complications, l'espagnol, sûr de sa technique, parvint à construire une faena digne d'intérêt, culminant par d'exquises naturelles, remplies d'art. Mort par lame entière suivie de l'usage du verdugo.

Ce troisième chapitre des "mercredi au campo" se termina par le verre de l'amitié où le toro bravo était évidemment au centre de toutes les discussions.

Alexandre Guglielmet


Voir le reportage photographique : Daniel Chicot