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Ganaderia Flor de Jara : "la France, là où la lidia a sa place..."

Photo : Fran Jimenez
Photo : Fran Jimenez
Aux pieds du lac de Santillana, les Buendía de Carlos Aragón Cancela affrontent les derniers sursauts de l´hiver, avant que la blanche exubérance des cistes (jaras) ne vienne se méler à nouveau en mai au paysage austère, mais grandiose, des blocs de granit des contreforts de la Pedriza.
 
L´éleveur madrilène et son fils Daniel fondent beaucoup d´espoirs sur la camada 2013, l´aboutissement d´une selection en tienta des plus rigoureuses. Au Canto de los Palancares, la fixité, la bravoure, et une charge toujours « par en bas » sont conditions sine qua non pour perpétuer la race des anciens Bucaré d´Utrera. Et une bonté excessive synonyme... de péché capital. Flor de Jara recherche bien sûr avant tout la toreabilité, mais d´un toro qui oblige cependant à ce qu´on lui fasse très bien les choses, un taureau qui ne doit pas pardonner la faute, l´un des fondements du spectacle pour l´éleveur.
 
« La France, là où la lidia a sa place, la France qui apprécie le comportement du Santa Coloma , est très importante pour notre élevage », confie Carlos Aragón Cancela, qui aime toujours y être au rendez-vous, et compte sur d´autres exemplaires comme Generoso, qui remporta en 2011 la concours de Vic, pour prolonger les grands moments à partager avec les aficionados outre pyrenées.
 
Le fer colmenareño de la 6 couronnée dispose de deux corridas, et attend également de voir se concrétiser les arènes qui verront combattre ses cinq novilladas piquées.
 
Fran Jiménez